DISCOURS DE CÉLÉBRATION DE 63ème ANNIVERSAIRE DE L’INDÉPENDANCE DU BURUNDI PRÉSENTÉ PAR LE COORDINATEUR DE L’URN HITAMWONEZE, APÔTRE BERNARD NTUNGWANAYO, 01 JUILLET 2025

DISCOURS DE CÉLÉBRATION DE 63 -ème ANNIVERSAIRE DE L’INDÉPENDANCE DU BURUNDI PRÉSENTÉ PAR LE COORDINATEUR DE L’URN HITAMWONEZE, APÔTRE BERNARD NTUNGWANAYO,1 JUILLET 2025

Burundais, Burundaises, jeunesse, amis du Burundi, que la paix soit avec vous. Aujourd’hui, nous célébrons le 63ème anniversaire de l’indépendance du Burundi. C’est un jour qui nous invite à nous souvenir et à honorer les héros qui se sont battus pour notre indépendance. Le héros du Burundi, Louis Rwagasore, a accompli des actes inoubliables pour le Burundi. Nous remercions vivement tous ceux qui se sont sacrifiés pour que nous obtenions la victoire de l’indépendance, et nous nous souvenons d’eux avec amour et respect.

Cependant, ce jour n’est pas seulement un jour de célébration. C’est aussi un jour de réflexion, un jour pour se demander si les rêves d’indépendance, les rêves d’un Burundi de paix, d’unité et de développement, se sont réalisés. C’est un jour pour regarder en face la réalité des problèmes graves qui persistent dans notre pays, des problèmes qui nous appellent à nous lever et à nous battre pour un avenir meilleur. Ce jour arrive alors qu’il existe encore un groupe de personnes qui propagent les divisions ethniques et qui volent les élections de manière éhontée, tout en prétendant mettre Dieu en avant.

1. Les rêves de l’indépendance et la réalité actuelle

Lorsque nos ancêtres luttaient pour l’indépendance, leur rêve était de construire un beau Burundi, un Burundi caractérisé par l’unité, la paix et le développement. Nous avons tous rêvé d’un pays où chaque Burundais, sans distinction d’ethnie ou de province d’origine, aurait la même valeur que les autres, où la justice serait respectée pour tous et où la sécurité de tous les Burundais serait garantie.

Pourtant, 63 ans plus tard, la réalité actuelle nous montre que ces rêves ne se sont pas réalisés comme nous l’aurions souhaité. Notre pays est toujours confronté à de graves problèmes, des problèmes causés par les divisions ethniques, le génocide et les massacres incessants. Nous voyons encore nos concitoyens se faire tuer, d’autres fuir, d’autres être maltraités, simplement à cause de leur ethnie ou de leurs opinions politiques.

Il est très triste de voir que le gouvernement actuel, au lieu de promouvoir l’unité et la paix, sème la division parmi les citoyens, utilisant l’ethnie comme une arme pour conserver le pouvoir. Cela éloigne de plus en plus l’objectif de l’indépendance de la réalité et fait reculer notre pays en termes de développement et de bien-être de sa population.

2. Les problèmes des divisions ethniques et du génocide

Les divisions ethniques et le génocide sont des choses très mauvaises qui ont détruit notre pays dans le passé et qui continuent de nous détruire. Souvenons-nous bien de leurs conséquences néfastes : des guerres incessantes qui ont endeuillé les Burundais, des massacres qui ont coûté la vie à d’innombrables personnes, une pauvreté extrême, et ceux qui ont survécu sont devenus des réfugiés dans leur propre pays et dans les pays voisins. Les divisions ethniques engendrent la méfiance, l’insécurité et freinent le développement pour tous les Burundais.

Notre histoire nous montre clairement que le génocide a eu lieu au Burundi et qu’il a laissé de profondes cicatrices dans le cœur des Burundais. Nous ne souhaitons pas que cette sombre histoire se répète. Il est impératif que nous nous levions tous pour combattre tout mal qui cherche à semer la division ethnique parmi les citoyens, et pour combattre toute parole qui vise à diviser les Burundais.

Les divisions ethniques ne profitent à personne. Ceux qui les attisent en pensant que cela les aide à rester au pouvoir finissent par causer la perte des leurs et de leurs biens, et eux-mêmes ne sont pas épargnés. Les divisions ethniques n’apportent que des larmes, du chagrin et la mort. Personne n’a jamais profité des divisions ethniques. Au contraire, nous avons tous perdu, nous avons perdu nos proches, et nous avons perdu nos biens.

3. Lutter pour l’unité et consolider la victoire de l’indépendance

En commémorant ce 63ème anniversaire de l’indépendance, j’appelle chaque Burundais, où qu’il soit, à éviter les divisions ethniques. Les divisions ethniques n’apportent pas le bien, mais seulement le mal. Il est impératif que nous luttions pour l’unité, car l’unité est la clé d’une paix et d’un développement durables.

Notre unité est notre existence. Il est impératif que nous construisions un pays d’unité, où chaque Burundais se sent un avec les autres, où chacun a les mêmes droits que les autres, où chacun a les mêmes chances que les autres. Pour que cela se produise, nous avons besoin d’une véritable unité, fondée sur la vérité, la justice et le pardon mutuel.

Le véritable pardon exige que nous reconnaissions tous nos erreurs, que nous les corrigions, que nous nous pardonnions mutuellement et que nous nous engagions à ce que les maux du passé ne se reproduisent plus. Chaque Burundais a un rôle à jouer dans la construction d’un pays uni. Personne ne doit être laissé pour compte. Tous ensemble, nous pouvons construire un Burundi meilleur, un Burundi caractérisé par la paix, l’unité et le développement pour tous.

Burundais, Burundaises, jeunesse, amis du Burundi, pour conclure le discours d’aujourd’hui, je demande à chacun d’entre vous d’éviter les divisions ethniques car elles ne vous apporteront rien de bon. Les divisions ethniques n’apportent ni la paix, ni le développement, mais seulement des larmes et du chagrin.

La solution à nos problèmes est l’unité et le pardon, sans pour autant ignorer la justice pour les maux qui ont été infligés aux Burundais. Il est impératif que nous nous serrions tous les coudes, que nous construisions un pays d’unité, où chaque Burundais se sent un avec les autres, où chacun a la même valeur que les autres.

L’avenir du Burundi est entre nos mains. Construisons l’unité, rejetons les divisions ethniques, construisons un Burundi de paix et de développement. C’est ainsi que nous préserverons la victoire que nous avons obtenue grâce au héros, le prince qui n’était pas un mythe, Louis Rwagasore, et aux héros qui ont combattu le colonialisme au Burundi.

Je vous remercie

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