LE COMPLOT DU VATICAN ET DU GOUVERNEMENT BURUNDAIS CONTRE L’HISTOIRE ROYALE – L’ÉGLISE CATHOLIQUE AU BORD DE L’EXPULSION!
Introduction
La récente visite du Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, au Burundi, du 12 au 18 août 2025, a été un événement marquant, mais non sans controverse. Officiellement présentée comme une mission de clôture du Jubilé et de renforcement de la coopération bilatérale, cette visite a, en réalité, mis en lumière des tensions profondes et des questions non résolues qui pèsent lourdement sur l’histoire du Burundi. Au-delà des fastes protocolaires, des voix s’élèvent pour dénoncer ce qui est perçu comme un complot visant à effacer l’histoire royale du Burundi et à ignorer des injustices criantes, plaçant l’Église catholique elle-même dans une position délicate, voire menacée d’expulsion.
La Basilique de Mugera : Un Symbole Contesté et une Tentative d’Effacement Historique
La décision de construire une basilique à Mugera, bien que présentée comme un honneur, est loin de faire l’unanimité. Pour beaucoup, ce choix est une provocation et une tentative délibérée de réécrire l’histoire. Le site de Mugera, bien qu’important pour l’Église catholique, ne possède pas la même profondeur historique que Muyaga, où l’évangélisation a réellement débuté en 1898. Plus grave encore, le choix de Mugera ignore les sacrifices sanglants de Muyaga, où cinq princes furent assassinés pour avoir refusé le baptême, un acte fondateur de résistance à l’imposition religieuse et coloniale. Le fait que l’église de Mugera soit située au cœur de l’ancienne cour du Roi Ntare Rugamba, et que le Roi Mwezi Gisabo y soit né, soulève des questions sur la volonté de l’Église de s’approprier des lieux symboliques de la royauté burundaise, contribuant ainsi à l’effacement des traces de l’histoire précoloniale.
L’histoire de l’Église catholique au Burundi est indissociable de la colonisation. Si Mugera a vu la construction d’une église en paille en 1908, puis sa transformation en 1922, et l’établissement du Petit Séminaire en 1926, il est crucial de se demander si ces développements ont toujours respecté l’identité et la souveraineté burundaises. La reconnaissance de Mugera comme basilique par le Vatican, bien que présentée comme un geste de foi, est perçue par certains comme une légitimation d’une histoire tronquée, occultant les violences et les résistances qui ont jalonné l’implantation du christianisme au Burundi.
Le Choix de Mugera : Une Profanation de l’Histoire Royale et un Déni des Martyrs de Muyaga
Le choix de Mugera pour l’édification d’une basilique, au détriment de Muyaga, n’est pas anodin. Il s’inscrit dans une logique de profanation de l’histoire royale burundaise et de déni des sacrifices consentis pour la préservation de l’identité nationale. Muyaga, première mission catholique au Burundi, est le lieu où l’évangélisation a commencé, mais aussi où des princes burundais ont été assassinés pour avoir refusé d’abandonner leurs croyances ancestrales et de se soumettre à la nouvelle religion. Ces martyrs, souvent oubliés ou minimisés par l’historiographie officielle, représentent la résistance farouche du peuple burundais face à l’ingérence étrangère et à l’imposition culturelle et religieuse. Le fait que le Vatican choisisse de glorifier Mugera, un site qui a vu l’Église s’implanter au cœur même du pouvoir royal, est perçu comme une tentative de légitimer une appropriation historique et de gommer les traces d’une résistance héroïque.
L’emplacement de l’église de Mugera, au sein de l’ancienne cour du Roi Ntare Rugamba, et le fait que le Roi Mwezi Gisabo y soit né, ne sont pas de simples coïncidences. Ils révèlent une stratégie délibérée de l’Église catholique, souvent de connivence avec les puissances coloniales, de s’implanter dans les lieux de pouvoir traditionnels pour mieux asseoir son influence et déraciner les structures sociales et culturelles existantes. Cette démarche, loin d’être un acte de foi pur, s’apparente à une manœuvre politique visant à déstabiliser l’ordre établi et à imposer une nouvelle hégémonie. L’absence de reconnaissance des martyrs de Muyaga et la focalisation sur Mugera sont une insulte à la mémoire collective burundaise et une preuve supplémentaire du mépris du Vatican pour les sensibilités historiques et culturelles du pays.
Le Mandat Belge et la Trahison de la SDN : Une Colonisation Impunie
La visite du Cardinal Parolin ne peut être dissociée du lourd héritage colonial. Le mandat de la Société des Nations (SDN) confié à la Belgique sur le Ruanda-Urundi en 1919 est une tache indélébile dans l’histoire du Burundi . La Belgique a colonisé le Burundi par la force à partir du 21 août 1919, et la loi belge du 12 août 1925 a rattaché administrativement le Ruanda-Urundi au Congo belge.
Il est impératif de rappeler que la SDN avait des exigences claires : le Burundi et le Rwanda devaient être aidés dans leur développement et leur éducation, et il était reconnu que les Burundais possédaient déjà une connaissance de l’administration et de la gouvernance. Pourtant, la Belgique a bafoué ces principes, imposant une colonisation brutale et exploitant les ressources du pays sans égard pour le bien-être des populations. Le silence persistant de la communauté internationale et de la Belgique sur ces violations flagrantes est inacceptable. La Belgique doit être tenue responsable de ses crimes coloniaux et des conséquences désastreuses qui en découlent encore aujourd’hui. Le fait que des symboles de la royauté burundaise aient été délibérément effacés ou réappropriés par les colonisateurs et, par extension, par l’Église, est une preuve supplémentaire de cette volonté de domination et d’anéantissement culturel.
La Colonisation Belge : Un Crime Impuni sous le Manteau de la SDN
Le rôle de la Belgique dans la colonisation du Burundi, sous le mandat de la Société des Nations (SDN), est un chapitre sombre qui continue de peser sur les relations internationales et la conscience burundaise. La SDN, censée garantir le développement et l’éducation des peuples sous mandat, a failli à sa mission en laissant la Belgique imposer une colonisation brutale et exploitatrice. Les promesses de la SDN, selon lesquelles le Burundi et le Rwanda devaient être aidés dans leur développement et leur éducation, et que les Burundais connaissaient déjà l’administration et la gouvernance, n’ont jamais été tenues. Au lieu de cela, la Belgique a imposé un régime de terreur, de spoliation des terres et de destruction des structures sociales traditionnelles.
Le fait que la Belgique ait colonisé le Burundi et le Rwanda par la force, en violation des principes mêmes de la SDN, est un crime qui n’a jamais été pleinement reconnu ni sanctionné. Le silence de la communauté internationale sur ces atrocités est complice. La Belgique doit non seulement reconnaître ses crimes coloniaux, mais aussi en réparer les conséquences. Cela inclut la restitution des biens culturels spoliés, la reconnaissance des dommages causés aux populations et la mise en place de mécanismes de justice transitionnelle. L’argument selon lequel la Belgique aurait apporté la civilisation ou le développement est une insulte à l’intelligence et à la dignité des Burundais, qui possédaient déjà des systèmes administratifs et éducatifs sophistiqués avant l’arrivée des colonisateurs. La complicité de la SDN dans cette entreprise coloniale, par son inaction et son manque de supervision, doit également être mise en lumière. Il est temps que la Belgique et la communauté internationale fassent face à leur passé et répondent de leurs actes, car sans cette reconnaissance et cette réparation, le Burundi ne pourra jamais panser ses plaies et construire un avenir juste et équitable.
Le Silence Assourdissant du Vatican Face aux Crimes Impunis
La question la plus troublante soulevée par cette visite est le silence assourdissant du Vatican face aux assassinats non résolus de figures religieuses au Burundi. L’assassinat de Mgr Joachim Ruhuna, ancien Archevêque de Gitega, le 9 septembre 1996, est un crime qui continue de hanter la conscience burundaise. Malgré les appels répétés à la justice de sa famille et de l’Église, aucune enquête sérieuse n’a abouti, et les coupables n’ont jamais été traduits en justice. Mgr Ruhuna a été tué dans une embuscade tendue par des hommes armés, dans une zone où des combats opposaient l’armée burundaise et les rebelles Hutus des FDD (Forces de Défense de la Démocratie), qui deviendront plus tard le CNDD-FDD, le parti au pouvoir [5].
Le fait que le Vatican, y compris le Cardinal Parolin et les Papes successifs, n’ait jamais exigé justice pour Mgr Ruhuna est perçu comme une trahison et une complicité tacite avec les forces obscures qui ont orchestré ce crime. Ce silence est d’autant plus choquant qu’il contraste avec la rhétorique de paix et de réconciliation prônée par l’Église. Comment le Vatican peut-il prétendre œuvrer pour la paix au Burundi tout en ignorant la souffrance des familles des victimes et en refusant de dénoncer les assassins ?
L’assassinat récent d’un autre prêtre, mentionné par l’utilisateur, ajoute à cette liste macabre de crimes impunis. Ces événements ne sont pas de simples faits divers ; ils sont le reflet d’un système où l’impunité règne et où la vie des religieux, et par extension de tous les citoyens, est dévalorisée. Le silence du Vatican sur ces affaires envoie un message dangereux : celui que la justice n’est pas une priorité, et que certaines vies comptent moins que d’autres. Cette attitude risque de miner la crédibilité de l’Église catholique au Burundi et de la pousser au bord de l’expulsion, car une institution qui ne défend pas ses propres membres face à l’injustice perd toute légitimité morale.
Le Silence Assourdissant du Vatican : Complicité ou Indifférence Face aux Crimes Impunis ?
Le silence du Vatican face aux assassinats non résolus de figures religieuses au Burundi est non seulement troublant, mais il soulève de sérieuses questions sur sa complicité ou son indifférence. L’assassinat de Mgr Joachim Ruhuna, ancien Archevêque de Gitega, le 9 septembre 1996, est un cas emblématique de cette impunité qui gangrène le Burundi. Vingt-neuf ans après ce crime odieux, aucune justice n’a été rendue, et les coupables n’ont jamais été identifiés ni poursuivis. Mgr Ruhuna a été tué dans une embuscade tendue par des hommes armés, dans une zone où des combats opposaient l’armée burundaise et les rebelles Hutus des FDD (Forces de Défense de la Démocratie), qui deviendront plus tard le CNDD-FDD, le parti au pouvoir. Le fait que le parti au pouvoir soit issu de ces mêmes FDD rend le silence du Vatican d’autant plus suspect.
Le Cardinal Parolin, en tant que Secrétaire d’État du Saint-Siège, et les Papes successifs, ont une responsabilité morale et éthique de dénoncer ces crimes et d’exiger que justice soit faite. Leur silence est perçu comme une trahison envers les victimes, leurs familles et l’ensemble du peuple burundais qui aspire à la vérité et à la réconciliation. Comment l’Église catholique peut-elle prêcher la paix et la justice tout en fermant les yeux sur des assassinats de ses propres membres ? Ce silence est d’autant plus assourdissant qu’il contraste avec la rapidité avec laquelle le Vatican intervient sur d’autres questions politiques ou sociales. Cela donne l’impression que certaines vies comptent plus que d’autres, et que la justice est à géométrie variable.
L’assassinat récent d’un autre prêtre, mentionné par l’utilisateur, vient s’ajouter à cette longue liste de crimes impunis. Ces actes de violence ciblent non seulement des individus, mais aussi l’institution ecclésiale elle-même, cherchant à la museler et à l’intimider. Si le Vatican continue de rester passif face à ces atrocités, il risque de perdre toute crédibilité aux yeux des Burundais et de se retrouver au bord de l’expulsion. Une Église qui ne défend pas ses propres pasteurs face à l’injustice perd sa légitimité morale et son droit d’exister dans un pays où la foi est si profondément enracinée. Le peuple burundais attend du Vatican une prise de position claire, une condamnation sans équivoque de ces crimes, et un soutien indéfectible à la quête de justice. Sans cela, l’Église catholique au Burundi pourrait bien se retrouver isolée, rejetée par une population qui se sent trahie et abandonnée.
Conclusion : L’Urgence d’une Vérité et d’une Justice pour le Burundi
La visite du Cardinal Parolin au Burundi, loin d’être un simple événement religieux, a mis en lumière les profondes blessures d’une nation en quête de vérité et de justice. Le choix controversé de la basilique de Mugera, l’héritage non résolu de la colonisation belge et le silence du Vatican face aux assassinats de religieux sont autant de points qui exigent une réponse claire et une action concrète. Pour que le Burundi puisse véritablement avancer vers la paix et la réconciliation, il est impératif que ces questions soient abordées avec courage et transparence. L’Église catholique, si elle souhaite conserver sa place et sa légitimité au Burundi, doit se positionner clairement du côté de la justice et de la vérité, en dénonçant les crimes passés et présents, et en exigeant que les coupables soient tenus responsables de leurs actes. Sans cela, le complot contre l’histoire royale et l’impunité des assassins continueront de gangrener la société burundaise, et l’Église elle-même risquera de perdre la confiance de ses fidèles et de la nation tout entière.

This smells like coloniality masked as collaboration.
Why would the government of Burundi participate in erasing the History and the identity of its people by building a monument for some foreigner at the sacred location of our kings?
When Belgium treacherously colonized our country, they humiliated our ancestors including our kings stating that only one king, King Baudouin should be recognized. He was not our King, he was a imperial- colonist.
We refuse to be recolonized. We ask the UN to condemn this act of aggression and of violation of the institutions of Burundi. The Agency of Ubwami existed in Burundi before neither the Vatican nor Belgium existed.
We call on the government of CNDD/FDD to respect and protect Ubumwe bw’Abarundi by refusing the Vatican negotiations.
At best, they should build a moment for the Italian Nuns which were murdered by the same party CNDD-FDD for their integrity and their humanity. They deserve to be honored.