Discours prononcé par le Directeur de la Radio TV Inkinzo, la Voix des Grands Lacs, à l’occasion de notre cinquième anniversaire

Discours prononcé par le Directeur de la Radio TV Inkinzo, la Voix des Grands Lacs, à l’occasion de notre cinquième anniversaire

Honorables invités, Chers amis qui nous aimez et nous suivez fidèlement au quotidien, Vous tous qui avez fait de la Radio TV Inkinzo votre média, le réceptacle de votre vérité,

Je me tiens devant vous aujourd’hui, le cœur rempli d’une joie immense et d’un grand honneur, pour partager avec vous le bonheur du chemin que nous avons parcouru ensemble durant ces cinq dernières années. Cinq ans déjà ! Quand on parle de cinq ans, cela peut sembler une courte période, mais pour nous, ces cinq années représentent toute une vie. Ce sont des années de lutte, des années de joie, des années de larmes et des années d’espoir. Depuis le 18 septembre 2020, jour où nous avons officiellement lancé ce projet, nous nous sommes engagés à suivre une seule et unique mission, une mission difficile mais noble : être le “Bouclier” (Inkinzo) de la vérité, et être la “Voix des Grands Lacs”. Nous nous sommes engagés à être la voix des citoyens sans voix, la voix de l’histoire ignorée, et la voix de la vérité que beaucoup craignent de dire.

1ère Partie : Notre Mission et notre Parcours – Excaver la Vérité dans les Ténèbres

Chers frères et sœurs, Nous avons commencé ce voyage dans des moments difficiles, à une époque où notre pays avait besoin de la lumière de la vérité plus que jamais. Nous avons constaté que de nombreux médias s’étaient contentés de couvrir l’actualité du jour, une information de surface, semblable aux feuilles d’un arbre mais n’atteignant jamais ses racines. Nous avons alors décidé de prendre un chemin différent, un chemin ardu mais honorable : celui de l’investigation, de l’analyse, et du regard rétrospectif sur l’histoire afin d’éclairer l’avenir. Nous avons accepté d’être des excavateurs de la vérité, même si celle-ci se trouvait dans les ténèbres les plus profondes, car nous croyons que “l’oiseau qui ne vole pas ne saura jamais où le grain a mûri.”

Au cours des cinq dernières années, nous sommes restés fidèles à cette mission. Nous ne sommes pas venus pour vous dire seulement ce qui s’est passé, mais pour vous dire pourquoi cela s’est passé. Nous avons essayé de vous offrir une analyse approfondie à travers diverses émissions que vous avez aimées :

  • Dans l’émission “ICO UTARI UZI” (Ce que vous ne saviez pas), nous sommes revenus sur l’histoire du Burundi et de la région, nous avons exhumé des dossiers qui avaient été ignorés, afin de montrer comment les conséquences des erreurs du passé continuent de nous poursuivre aujourd’hui.
  • Dans l’émission “TUVAHE TUJAHE” (D’où venons-nous et où allons-nous ?), nous avons analysé la politique actuelle, cherchant à comprendre les intentions du pouvoir et de l’opposition, afin de savoir clairement où se dirige notre pays.
  • Dans le “JOURNAL”, nous ne nous sommes pas contentés de rapporter les faits, nous avons aussi tenté de les analyser, de vous donner le contexte derrière l’information, pour que vous compreniez pleinement ce que l’actualité signifie.
  • Et dans l’émission “KUZIKO” (Au coin du feu), nous nous sommes assis avec divers invités pour discuter des problèmes qui les préoccupent, cherchant ensemble des solutions aux défis de notre nation, car nous croyons que “deux esprits simples valent mieux qu’un seul général.”

À travers toutes ces émissions, notre objectif est resté le même : vous offrir la vérité, vous offrir l’analyse, et vous aider à comprendre, afin que chacun de nous puisse être un citoyen éclairé, et non un citoyen manipulé comme une marionnette.

2ème Partie : Être la Voix des Opprimés et des Sans-Voix

Chers frères et sœurs, Notre première mission, celle par laquelle nous avons commencé, était d’être la voix de ceux qui n’avaient même plus la force de crier. Nous nous sommes engagés à être la voix de la veuve spoliée, du prisonnier incarcéré injustement, et du réfugié oublié dans un camp. Nous ne pouvions tolérer de voir l’injustice devenir la norme et rester silencieux. Nous avons donc décidé d’être leur voix.

Au cours des cinq dernières années, nous avons reçu de nombreux dossiers de personnes enlevées, tuées ou opprimées d’une autre manière. Nous avons prononcé leurs noms, nous avons raconté leurs histoires, pour qu’elles ne tombent pas dans l’oubli.

  • Nous avons parlé pour les victimes d’enlèvements : Nous avons pris les noms des personnes kidnappées, nous les avons criés haut et fort, nous avons demandé à l’État et aux forces de sécurité où se trouvaient ces personnes. Nous croyons que lorsqu’une seule personne est enlevée, c’est toute une famille qui est enlevée, c’est tout un pays qui est déstabilisé.
  • Nous avons parlé pour les prisonniers illégalement détenus : Nous avons dénoncé et exposé comment des gens sont arrêtés et emprisonnés pour leurs opinions, ou pour rien, sans respect de la loi. Nous sommes devenus la voix de ceux qui croupissent dans les cachots sans défenseur.
  • Nous avons aidé à sauver ceux qui allaient être tués injustement : En alertant et en sonnant l’alarme, nous avons déjoué des plans macabres visant des personnes menacées de mort pour leurs opinions ou leur ethnie. Notre voix a été un bouclier pour certains, avertissant ceux qui étaient en danger afin qu’ils puissent fuir avant que le mal ne les atteigne.

Nous croyons que lorsque la voix d’un seul s’éteint, ce sont les ténèbres qui commencent à s’installer. Nous avons donc été une lumière dans ces ténèbres. Nous l’avons fait parce que nous croyons que “celui qui ne défend pas l’opprimé, devient lui-même un oppresseur.” Nous avons choisi d’être du côté de la vérité et de la justice, même si nous savions que c’était un chemin semé d’embûches.

3ème Partie : Être une École d’Histoire et de Politique – Lire les Livres Ignorés

Chers frères et sœurs, Un sage a dit un jour : “Un peuple qui ignore son histoire est condamné à la revivre.” Nous avons constaté que la plupart des problèmes de notre pays proviennent d’une seule chose : l’ignorance de l’histoire ou, pire encore, sa falsification délibérée. Nous avons vu qu’il y a une histoire enseignée à l’école, une autre enseignée dans les familles, et une autre encore dans les partis politiques, ce qui divise les Burundais, chacun ayant sa propre vérité. Nous avons alors décidé d’être une école ouverte à tous, une école sans murs, où nous pouvons tous lire ensemble les livres d’histoire qui avaient été ignorés.

  • Nous sommes revenus sur les Accords d’Arusha : Nous ne les avons pas seulement mentionnés comme un document politique, nous les avons analysés article par article. Nous avons montré pourquoi ils ont été créés, leur objectif, et leur importance dans la construction d’un nouveau Burundi. Nous avons aussi montré comment ils ont été bafoués et comment leur mépris a replongé le pays dans l’obscurité.
  • Nous avons scruté les Constitutions : Nous avons lu toutes les constitutions que le Burundi a eues, depuis la monarchie jusqu’à nos jours. Nous avons comparé, montré les changements, et identifié où les choses se sont améliorées ou détériorées. Nous l’avons fait pour que chaque citoyen comprenne que la constitution n’est pas un simple papier, mais le fondement de la vie d’une nation.
  • Nous avons parlé des guerres civiles et du génocide : Nous n’avons pas eu peur de parler des blessures de notre pays. Nous avons parlé des massacres de 1965, du génocide contre les Hutu en 1972, des massacres de 1988, et de la guerre civile qui a suivi l’assassinat du Président Ndadaye en 1993. Nous ne l’avons pas fait pour rouvrir les plaies, mais pour les guérir. Nous croyons que “c’est la blessure cachée qui s’infecte.” Nous avons donné la parole aux survivants, et même à ceux qui ont commis le mal pour qu’ils fassent leur examen de conscience, afin que nous comprenions tous que le chemin de la haine est un chemin de mort.
  • Nous avons exposé le rôle des colons : Nous sommes revenus en arrière pour montrer comment les colons allemands et belges sont venus diviser les Burundais, créant des pièges de division ethnique qui nous affectent encore aujourd’hui. Nous l’avons fait pour que nous sachions que notre ennemi n’est pas notre voisin, mais les pièges de la division qui nous ont été tendus il y a longtemps.

Nous avons fait tout cela pour que la jeunesse d’aujourd’hui, l’avenir du pays, ne tombe pas dans les mêmes erreurs que leurs ancêtres. Nous l’avons fait pour que nous sachions tous d’où nous venons, où nous sommes, et où nous allons, car une personne qui ne sait pas d’où elle vient ne peut savoir où elle va.

4ème Partie : Analyser la Vie de la Nation dans tous ses Aspects – L’Homme n’est pas que Politique

Chers frères et sœurs, Nous savions très bien qu’un homme vit d’une bonne politique, mais qu’elle n’est pas la seule chose qui le fait vivre. Nous savions qu’un citoyen a besoin de sécurité, mais qu’il a aussi besoin de quoi manger, de se soigner, et d’éduquer correctement ses enfants. Nous ne pouvions donc pas ignorer la vie quotidienne des citoyens pour nous concentrer uniquement sur l’analyse politique. Nous nous sommes engagés à être la voix de tous les aspects de la vie des Burundais, car nous croyons qu’un pays développé est un pays qui repose solidement sur tous ses piliers.

  • Dans le domaine de l’Économie et du Développement : Nous avons mené des débats approfondis sur l’économie du pays. Nous avons posé les questions difficiles : Pourquoi un pays avec des terres fertiles et beaucoup d’eau comme le Burundi reste-t-il dans une pauvreté extrême ? Où vont les richesses du pays provenant du café, du thé et des minerais ? Nous avons analysé l’utilisation du budget national, nous avons parlé du chômage qui frappe notre jeunesse, et nous avons montré comment la corruption et le gaspillage des biens publics sont les principaux obstacles au développement. Nous n’avons pas eu peur de parler des termites qui rongent l’économie de notre nation.
  • Dans le domaine de l’Éducation et de la Culture : Nous avons produit des émissions sur l’éducation de notre jeunesse, l’avenir du pays. Nous avons parlé des problèmes dans les écoles : le manque de livres, la surpopulation dans les classes, et la qualité de l’enseignement qui ne cesse de baisser. Nous nous sommes demandé : “Sommes-nous en train de former les Burundais de demain qui construiront le pays, ou formons-nous ceux qui chercheront où s’exiler ?” Nous avons aussi parlé de la manière de renforcer notre culture et nos traditions, pour ne pas être comme un arbre sans racines, emporté par n’importe quel vent.
  • Dans le domaine de la Santé : Nous sommes entrés dans les hôpitaux, nous avons parlé des difficultés que les citoyens y rencontrent. Nous avons parlé du manque de médicaments, des mères qui meurent en couches, et des enfants qui meurent de maladies curables. Nous avons montré qu’une bonne santé n’est pas un cadeau, mais un droit pour chaque citoyen. Nous croyons qu’un pays composé de gens malades est lui-même un pays malade.
  • Dans le domaine des Religions et des Croyances : Nous avons donné la parole à différents leaders religieux, pour discuter du rôle des églises dans la construction de la paix et de la réconciliation. Nous avons demandé si les religions sont une solution aux problèmes des Burundais, ou si elles sont elles-mêmes devenues une partie du problème. Nous croyons que la foi doit être une lumière qui éclaire les gens, et non des ténèbres qui les égarent.

En bref, nous avons essayé d’être le miroir de la vie des Burundais, montrant ce qui est joyeux et ce qui est triste, afin que nous cherchions tous ensemble des solutions à nos problèmes.

5ème Partie : La Voix des Citoyens – Vos Messages sont notre Force

Chers frères et sœurs, Nos réalisations ne sont pas des louanges que nous nous adressons, ni des médailles que nous portons. Non, absolument pas. Nos vraies réalisations, notre force, notre souffle, c’est vous les citoyens, ce sont vos voix qui nous parviennent, ce sont vos messages que nous recevons chaque jour. Quand nous sommes assis dans nos bureaux, parfois découragés par les difficultés et les menaces, nous recevons un message, et il nous redonne une nouvelle énergie. Laissez-moi partager avec vous certains de ces messages, pour que vous compreniez ce que vous représentez pour nous :

  • L’un d’eux a écrit : “Radio TV Inkinzo, merci. Ma famille avait perdu un frère qui avait été enlevé. Nous avions crié partout en vain, nous avions même déjà fait notre deuil. Le jour où vous avez parlé de son histoire, les gens se sont réveillés, l’information s’est répandue, et aujourd’hui nous avons l’espoir de le revoir un jour. Vous avez été notre voix alors que nous n’avions même plus la force de pleurer.” Quand nous recevons un tel message, nous sentons que notre travail n’est pas vain, que crier sert à quelque chose.
  • Un autre a dit : “Je suis un jeune né à l’étranger. L’histoire de mon pays, je la connaissais comme un conte, comme les histoires de Canke. Mais depuis que j’ai commencé à suivre vos émissions, j’ai ouvert les yeux, j’ai compris les racines des problèmes, et j’ai connu mon rôle dans l’avenir du pays. Vous m’avez montré que je suis Burundais, pas seulement sur le papier, mais dans le cœur et dans le sang.” Un tel message nous montre que nous construisons un pont entre les Burundais d’hier et ceux de demain, entre ceux qui sont au pays et ceux qui sont à l’extérieur.
  • Il y a aussi ce vieil homme qui a dit : “Vous nous avez donné la parole, à nous les aînés, qui connaissons les maux qui ont eu lieu, mais qui n’avions nulle part où le dire. Quand vous faites une émission sur les événements de 1972, vous guérissez des blessures vieilles de plusieurs décennies. Vous nous construisez un mémorial pour que cela ne meure pas, pour que nos enfants ne tombent pas dans les mêmes erreurs que nous.”

Ces voix, et tant d’autres innombrables, sont notre souffle. Elles sont notre provision de route. C’est ce qui nous fait continuer ce combat, malgré les nombreuses difficultés, car nous savons que nous ne sommes pas seuls, que nous sommes avec des millions de Burundais qui veulent la vérité et la justice.

6ème Partie : Les Souhaits des Citoyens – Ce que vous nous demandez est un Ordre pour nous

Chers frères et sœurs, Nous ne nous sommes jamais considérés comme des savants ou des saints. Nous sommes des humains comme vous, nous commettons des erreurs, et nous avons besoin de conseils. C’est pourquoi nous avons écouté vos souhaits, car nous croyons qu’un média du peuple doit faire ce que le peuple veut. Vous nous avez écrit, vous nous avez appelés, vous nous avez conseillés, et nous vous en remercions. Laissez-moi mentionner certaines de vos demandes, et comment nous nous engageons à les mettre en œuvre :

  • Vous avez dit : “Nous aimons vos analyses, mais parfois elles sont trop denses et trop longues. Préparez des émissions courtes, de quelques minutes, qui expliquent un seul sujet, pour que même ceux qui n’ont pas beaucoup de temps ou d’études puissent les suivre.”Nous sommes d’accord. Nous nous engageons à commencer à produire des vidéos courtes, que nous appellerons “Inkinzo en bref,” qui expliqueront l’histoire et les informations clés de manière simple.
  • Vous avez demandé : “Cherchez d’autres experts, en particulier des femmes et des jeunes, pour leur donner aussi la parole. Nous voulons entendre des voix plus diversifiées, pas toujours les mêmes personnes.”C’est juste, et c’est vrai. Nous nous engageons à élargir notre plateforme, à donner la parole à des femmes leaders et à des jeunes avec des idées nouvelles, pour que le débat soit plus riche et plus constructif.
  • Vous nous avez suppliés en disant : “Ne vous découragez pas. Le gouvernement et les ennemis de la vérité vous combattront, ils vous saliront, ils sèmeront la zizanie. Mais nous, les citoyens, nous sommes derrière vous. Ne nous abandonnez pas, car si vous nous abandonnez, nous serons orphelins de voix.”Cela, nous ne le ferons jamais. Votre parole est ce qui nous fortifie. Nous n’abandonnerons jamais ce combat pour la vérité et la justice, car abandonner serait comme trahir le sang de nos martyrs et l’espoir de nos enfants.

7ème Partie : En guise de Conclusion

Chers frères et sœurs, Nous arrivons à la fin de notre discours, mais nous n’arrivons pas à la fin de notre voyage. Avant de conclure, permettez-moi de prendre ce moment, exceptionnel et précieux, pour remercier du fond du cœur toutes les personnes qui ont rendu ce parcours possible, toutes celles qui ont été les piliers de la Radio TV Inkinzo.

  • Je remercie très sincèrement, et du fond du cœur, nos donateurs, qui nous soutiennent financièrement et autrement. Vous qui avez accepté de donner le peu que vous avez, qui avez accepté de vous priver d’un soda ou d’autre chose, pour que cette voix ne s’éteigne pas. Votre courage de nous soutenir discrètement, même en sachant que cela peut vous causer des ennuis, est ce qui nous permet de continuer à travailler. Votre argent n’est pas seulement de l’argent, c’est un symbole de la confiance et de l’amour que vous nous portez.
  • Je remercie nos intervenants, les experts, les chercheurs et les sages. Vous qui avez accepté de partager votre savoir sans crainte, qui avez accepté de venir à la lumière alors que d’autres se cachaient dans l’ombre. Vous vous êtes sacrifiés, vous avez donné de votre temps, vous avez mis votre vie en danger, pour partager la vérité avec les Burundais. Vous êtes des héros de l’intellect, et l’histoire ne vous oubliera pas.
  • Je remercie les employés de la Radio TV Inkinzo, mes compagnons de lutte. Vous qui travaillez jour et nuit, qui cherchez l’information, qui préparez les émissions, qui passez vos journées sur la technique pour que notre voix vous parvienne. Votre travail n’est pas facile, il comporte de nombreux risques, mais votre amour pour la patrie est ce qui vous maintient forts. Je vous remercie pour votre courage et votre persévérance.
  • Enfin, je remercie du fond du cœur, et les mots ne peuvent l’exprimer, vous tous qui nous suivez, les citoyens du pays et de la diaspora. Vous qui nous avez fait confiance, qui nous avez écoutés, qui avez partagé vos idées avec nous, et qui avez été notre bouclier protecteur. Quand on nous a insultés, vous nous avez défendus. Quand on nous a attaqués, vous avez plaidé pour nous. Ce projet est le vôtre, pas le nôtre. Nous ne sommes que les instruments, vous en êtes les propriétaires.

Chers frères et sœurs, Radio TV Inkinzo, en cinq ans, est devenue votre média, un média de courage, d’intelligence et d’une importance capitale. Nous vous remercions pour le chemin que nous avons parcouru ensemble. Nous vous promettons que nous ne déposerons pas l’arc. Même si les difficultés augmentent, même si les menaces s’intensifient, nous ne reculerons pas. Nous resterons le “Bouclier” (Inkinzo) de la vérité, le bouclier de la justice, le bouclier de l’histoire, mais aussi le pilier de la paix et de la réconciliation dans les années à venir. Le combat est encore long, mais avec vous, nous et le peuple, nous le gagnerons. Car “la vérité peut pleurer, mais elle ne meurt jamais.”

Merci.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *