ENSEIGNER LA VÉRITÉ DE LA PAROLE DE DIEU SANS DÉFORMER L’HISTOIRE

ENSEIGNER LA VÉRITÉ DE LA PAROLE DE DIEU SANS DÉFORMER L’HISTOIRE

Verset fondamental : Jean 8:32 – “Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres.”

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Introduction : Harmoniser Deux Vérités

Frères et sœurs en Christ,

Aujourd’hui, nous allons examiner une question cruciale, une question au cœur de notre message en tant que chrétiens : l’harmonisation de deux vérités distinctes. Il y a la Vérité de la Parole de Dieu, une vérité immuable, éternelle, qui nous révèle Son amour, Son plan et le chemin du salut. Mais il y a aussi la vérité de l’histoire, la vérité de ce que nous, les humains, avons fait ici sur terre, le bien et le mal, ce qui nous construit et ce qui nous détruit.

La question importante est la suivante : Comment pouvons-nous enseigner la vérité de Dieu d’une manière qui n’oublie pas ou ne déforme pas la vérité de notre histoire ? Comment pouvons-nous être de vrais serviteurs de Dieu, non seulement en paroles, mais aussi en actes de justice ?

Le message d’aujourd’hui est composé de trois points :

1.Pourquoi la vérité de l’histoire est-elle importante dans notre foi ?

2.Les attaques puissantes qui tentent de déformer la vérité.

3.Comment enseigner la Parole de Dieu comme des instruments de vérité et de justice.

1. POURQUOI LA VÉRITÉ DE L’HISTOIRE EST-ELLE IMPORTANTE DANS NOTRE FOI ?

Certains pourraient dire : “Nous, les chrétiens, nous ne nous occupons que des choses de Dieu, laissons les choses du monde et de l’histoire aux politiciens.” Mais c’est une grave erreur, et c’est abandonner notre mission.

A. L’histoire est le théâtre où Dieu se révèle.

Dieu n’est pas resté au ciel. Il est venu parmi les hommes, Il s’est fait homme en Jésus-Christ. Toute la Bible est l’histoire de la manière dont Dieu a agi dans l’histoire des hommes : depuis Abraham, en Égypte, la sortie d’Égypte, les royaumes des rois, les prophètes, jusqu’à Son Fils Jésus. Refuser de regarder notre histoire, c’est comme refuser de voir où Dieu a agi ou a permis que nous agissions.

B. La vérité de l’histoire est le premier pas vers la repentance.

Nous ne pouvons pas nous repentir d’un péché si nous n’admettons pas l’avoir commis. Nous ne pouvons pas demander pardon pour un mal si nous n’admettons pas qu’il a eu lieu. Lorsque l’histoire est déformée, lorsque les massacres sont appelés “erreurs”, lorsque le génocide est appelé “troubles internationaux”, nous fermons la voie à une véritable repentance. Celui qui déforme l’histoire construit un jugement futur, car il prive la communauté du chemin de la guérison. (Lire : Proverbes 28:13 – “Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point, mais celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde.”)

C. La vérité de l’histoire est le fondement de la justice.

La justice exige que les choses soient révélées. La justice exige que celui qui a fait le mal soit appelé pécheur, et que celui qui a été lésé soit appelé véridique. Si un enseignant de la Parole de Dieu se tait sur l’oppression des gens, sur les massacres, sur la violation des droits de l’homme, il trahit Dieu Lui-même, car Dieu est justice. (Lire : Amos 5:24 – “Mais que le droit coule comme un fleuve, et la justice comme un torrent qui ne tarit jamais.”)

2. LES ATTAQUES PUISSANTES QUI TENTENT DE DÉFORMER LA VÉRITÉ

Satan, l’accusateur des frères et le menteur notoire, utilise de nombreuses méthodes pour empêcher la vérité d’être connue. En tant que serviteurs de Dieu, nous devons connaître ces méthodes afin de ne pas tomber dans le piège.

A. L’attaque du silence : “Ne dis rien, ça fait mal.”

C’est une attaque très courante. On vous dit : “Ne parle pas de ce qui s’est passé, ça blesse les cœurs, ça ravive la haine.” Oui, la vérité fait mal, mais c’est comme un médecin qui opère un abcès. S’il n’opère pas, le patient meurt. Si nous ne disons pas la vérité, notre communauté restera malade de la mort. Le silence face au mal, c’est aider les malfaiteurs.

B. L’attaque de la confusion entre les bons et les méchants : “Tout le monde a tué.”

C’est une attaque très difficile. On dit : “Dans la guerre, tout le monde a péché, tout le monde a tué.” Oui, beaucoup de gens ont péché. Mais il y a une grande différence entre quelqu’un qui a tué pour se défendre et quelqu’un qui a planifié d’exterminer toute une ethnie. Il y a une différence entre le péché d’un individu et le péché planifié par un gouvernement. Confondre tout le monde est un moyen de minimiser un grand mal et de priver de parole ceux qui ont été les plus lésés.

C. L’attaque de la déformation du sens des mots : “Il n’a pas été tué, il est tombé.”

C’est une attaque politique. On déforme les mots pour réduire la gravité du péché. Le génocide est appelé “massacre”. Les massacres de 1993 sont appelés “troubles internationaux”. Cette déformation des mots est une déformation de la vérité dans le cœur des gens. Nous, serviteurs de Dieu, devons utiliser des mots clairs : le péché est le péché, le massacre est le massacre, le génocide est le génocide.

3. COMMENT ENSEIGNER LA PAROLE DE DIEU COMME DES INSTRUMENTS DE VÉRITÉ ET DE JUSTICE

Alors, nous qui sommes appelés à enseigner la Parole de Dieu, que devons-nous faire ?

A. Enseigner toute la Parole, sans rien en retirer.

Nous ne devons pas enseigner seulement les versets qui parlent d’amour et de miséricorde, en ignorant les versets qui parlent de la justice et du jugement de Dieu sur les pécheurs. Des prophètes comme Élie, Amos, Jérémie, n’ont pas eu peur de confronter les rois et les politiciens malfaisants. Jésus n’a pas eu peur de dénoncer les pharisiens. Enseigner toute la Parole, c’est enseigner que notre Dieu est amour, mais aussi qu’Il est un feu dévorant.

B. Être la voix des sans-voix.

L’Église de Dieu doit être le refuge des opprimés. Le serviteur de Dieu doit être la voix des orphelins et des veuves laissés par les massacres. Si nous acceptons de nous taire, nous acceptons que Satan gagne. (Lire : Proverbes 31:8-9 – “Ouvre ta bouche pour le muet, pour la cause de tous les délaissés. Ouvre ta bouche, juge avec justice, et défends le pauvre et l’indigent.”)

C. Enseigner la vraie repentance, qui commence par la confession.

Nous ne devons pas enseigner une miséricorde facile. La vraie miséricorde vient après la confession du péché et son abandon. Notre message devrait être celui-ci : “Vous qui avez participé au mal, confessez vos péchés devant Dieu et les hommes. Vous qui avez été lésés, soyez prêts à pardonner à ceux qui se sont vraiment repentis.” Mais nous ne pouvons pas demander à quelqu’un de pardonner à celui qui n’a pas confessé son péché.

D. Enseigner l’espérance fondée sur la justice.

Notre espérance en tant que chrétiens ne repose pas sur le fait d’être submergés par les événements. Elle repose sur la promesse qu’un jour, Dieu punira tout mal, et qu’Il essuiera toutes les larmes de nos yeux. (Lire : Apocalypse 21:4). Mais en attendant cette promesse, nous sommes appelés à faire tout notre possible pour que la justice commence à se manifester ici sur terre.

CONCLUSION

Frères et sœurs, choisir d’enseigner la vérité de la Parole de Dieu sans déformer l’histoire n’est pas un chemin facile. C’est un chemin qui apporte la terreur, les ennemis et la critique. Mais c’est le seul chemin d’un vrai serviteur de Dieu. C’est le chemin que Jésus a suivi.

Choisissons d’être des prophètes de vérité, plutôt que des prophètes de mensonge qui réconfortent les pécheurs. Choisissons d’être la voix de Dieu qui demande justice, plutôt que la voix des hommes qui demandent une paix fondée sur le mensonge.

Car un jour, nous nous tiendrons devant le trône de Dieu, et il nous sera demandé ce que nous avons fait de la vérité qu’Il nous a confiée. Ce jour-là, puissions-nous entendre la voix dire : “C’est bien, bon et fidèle serviteur.”

Que Dieu vous bénisse. Amen.

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