L’Intelligence et la Sagesse en Afrique : Réflexions sur la Souveraineté, le Développement et le Rôle des Enseignements Religieux
L’intelligence, souvent désignée par le terme « ubwenge » dans plusieurs langues africaines, transcende la simple capacité cognitive ou académique. Elle constitue le fondement de la compréhension, de l’innovation et, par-dessus tout, de la souveraineté. Pour que l’Afrique et ses nations puissent atteindre les objectifs ambitieux de développement et de paix, il est impératif de redéfinir l’intelligence non pas comme une accumulation de diplômes, mais comme une aptitude à discerner la vérité, à s’aligner sur les lois divines et à servir le bien commun. Historiquement, en Afrique, l’intelligence a été intrinsèquement liée à la sagesse pratique et à la cohésion communautaire, soulignant qu’une intelligence dépourvue de sagesse est un outil sans direction, capable de construire autant que de détruire.
Cet article explore la notion d’intelligence sous un prisme biblique et africain, en s’appuyant sur les analyses percutantes de l’Apôtre Bernard Ntunwanayo. Nous soutiendrons que la souveraineté et le développement durable de l’Afrique dépendent d’une intelligence enracinée dans la vérité divine et le bien commun. Nous examinerons d’abord les fondements de l’intelligence biblique, puis l’urgence d’une intelligence souveraine en Afrique face à l’impact des religions dans la région des Grands Lacs. Enfin, nous aborderons la critique des institutions éducatives religieuses et le rôle crucial des gouvernements dans la promotion d’une intelligence libératrice et constructive.
L’Intelligence Biblique : Fondement de la Sagesse et de la Vérité
Pour les nations qui se réclament des principes bibliques, l’intelligence ne saurait être dissociée de la spiritualité. Les Écritures sont explicites à cet égard : « La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse ; et la connaissance du Saint est l’intelligence » . Cette perspective place la vérité divine au cœur de toute démarche intellectuelle. L’intelligence véritable se manifeste alors par la capacité à discerner la volonté de Dieu dans la gestion des affaires publiques et privées, guidant ainsi les décisions vers la justice et la prospérité. Le prophète Jérémie met en garde contre une intelligence dévoyée, qu’il qualifie de « plume mensongère », qui instrumentalise le savoir pour falsifier la réalité et maintenir les peuples dans l’ignorance .
L’histoire biblique offre des illustrations éloquentes de cette intelligence spirituelle. Joseph, par exemple, a sauvé des nations de la famine grâce à une intelligence administrative hors pair, non pas acquise par des diplômes académiques, mais par une révélation divine et une gestion intègre . Son parcours démontre que la véritable intelligence est celle qui, éclairée par la sagesse divine, permet de résoudre des problèmes complexes et de servir le bien commun avec intégrité et efficacité.
L’Urgence d’une Intelligence Souveraine en Afrique et l’Impact des Religions dans la Région des Grands Lacs
Le développement du continent africain est souvent entravé par une dépendance intellectuelle persistante vis-à-vis de modèles exogènes. Ces modèles, souvent inadaptés aux réalités spirituelles et culturelles intrinsèques de l’Afrique, peuvent conduire à des solutions inefficaces, voire contre-productives. L’Apôtre Bernard Ntunwanayo, dans ses analyses perspicaces, met en lumière comment l’insécurité et l’instabilité, particulièrement prégnantes dans la région des Grands Lacs, sont fréquemment le corollaire d’une intelligence manipulée par des doctrines étrangères . Cette manipulation se manifeste notamment par l’instrumentalisation des croyances à des fins politiques ou économiques, dénaturant ainsi le rôle originel des institutions religieuses.
Il a été observé que certains acteurs religieux, qu’ils soient issus des églises protestantes ou catholiques, ont parfois dévié de leur mission spirituelle pour s’immiscer dans les dynamiques conflictuelles. En manipulant des influences doctrinales au milieu des tensions régionales, ils ont malheureusement contribué à exacerber l’instabilité. Cette situation souligne la nécessité impérieuse pour l’Afrique de développer une intelligence souveraine, capable de discerner les influences bénéfiques des doctrines aliénantes, et de forger des solutions endogènes qui respectent son identité et ses aspirations profondes.
Critique des Institutions Éducatives Religieuses et Rôle des Gouvernements
Les institutions éducatives religieuses, notamment les écoles de théologie, portent une responsabilité significative dans la formation des consciences et la transmission des valeurs. Cependant, lorsque ces institutions se contentent de reproduire des schémas coloniaux sans les confronter à la vérité intrinsèque de la Torah et aux réalités africaines, elles participent involontairement à une forme d’obscurantisme. L’intelligence, dans son essence la plus pure, doit être un vecteur de libération et non un instrument d’asservissement. Elle doit permettre aux individus et aux communautés de s’affranchir des dogmes stériles et des idéologies aliénantes.
Dans ce contexte, l’Apôtre Bernard Ntunwanayo préconise la tenue d’une « Inama Rukokoma » (Grand Sommet) des leaders africains. Ce sommet, dont la convocation devrait émaner de l’État (Gouvernement), aurait pour objectif d’auditer les enseignements religieux dispensés et de s’assurer qu’ils servent réellement l’intérêt des citoyens et la promotion d’une paix durable. Il s’agirait pour les leaders religieux d’expliquer l’origine de leurs confessions, leur fonctionnement et leur contribution concrète au bien-être des populations et au développement global de l’Afrique, en vue d’atteindre les objectifs de développement des nations .
Les États africains ont un rôle primordial à jouer dans la promotion d’une intelligence de gouvernance qui intègre les valeurs de justice et de vérité. Cela implique plusieurs actions stratégiques :
•L’audit des institutions religieuses : Il est impératif de s’assurer que les messages diffusés par ces institutions ne constituent pas des vecteurs de division, de manipulation ou de mensonge, mais qu’ils contribuent à l’unité et à l’édification sociale.
•La valorisation de la sagesse endogène : Reconnaître et promouvoir les figures historiques et contemporaines qui ont dirigé avec succès grâce à un cœur droit et une intelligence spirituelle, à l’instar du Roi David, dont le leadership ne reposait pas sur de simples titres académiques mais sur une profonde connexion à la sagesse divine .
•L’alignement sur les cycles divins : Comprendre que le respect du temps de l’Éternel, tel que défini par le calendrier biblique (Exode 12:1-2, Lévitique 23), est un facteur de bénédiction et de synchronisation avec les lois de la Création, favorisant ainsi l’harmonie et la prospérité .Inama Rukokoma : Le rôle de l’État dans l’audit des enseignements religieux pour le développement de l’Afrique.
Conclusion : Vers un Réveil de l’Intelligence Africaine
L’intelligence (ubwenge) est le don le plus précieux que Dieu a accordé à l’homme pour dominer la création et instaurer la justice. Pour l’Afrique, le chemin de l’émergence passe impérativement par un retour à une intelligence ancrée dans la Torah et la Sagesse. En ce jour du 1er Nissan 5786, le mouvement Éveil des Âmes d’Afrique lance un appel vibrant à rejeter le mensonge intellectuel et à embrasser une vérité qui transforme.
L’Apôtre Bernard Ntunwanayo souligne avec une force percutante l’incohérence flagrante des États qui proclament placer Dieu en premier, alors même que leurs citoyens sont victimes de violences inouïes : tués dans les rues, jetés dans les rivières, ou disparaissant sans laisser de traces. Il met en lumière la tragédie des génocides qui continuent de se produire en Afrique, y compris lorsque les lieux de culte sont paradoxalement remplis. Selon son analyse, cette dissonance révèle soit une méconnaissance de la véritable Parole de Dieu de la part de certains enseignants (même diplômés), soit une naïveté excessive de la part de leurs auditeurs, incapables de discerner la vérité. L’Apôtre Ntunwanayo affirme avec conviction que l’Afrique ne connaîtra une paix véritable et durable que lorsque les enseignements religieux seront profondément réévalués et alignés sur la volonté divine et le bien-être authentique des Africains.
C’est seulement par une intelligence renouvelée, capable de dénoncer la corruption sous toutes ses formes et de bâtir sur le roc inébranlable de la Parole de Dieu, que l’Afrique pourra enfin connaître une paix véritable et une prospérité sans fin. Que l’intelligence de l’Éternel soit le guide constant de nos dirigeants et de nos peuples.
