Propriété Intellectuelle au Burundi : Les Lois Existent, les Revenus Restent un Rêve — L’Apôtre Bernard Ntungwanayo Lance “AFRI-BOOKS”.

Propriété Intellectuelle au Burundi : Les Lois Existent, les Revenus Restent un Rêve — L’Apôtre Bernard Ntungwanayo Lance “AFRI-BOOKS”,

29 septembre 2025

Alors que le Burundi et d’autres pays africains luttent pour leur développement économique, la question de la protection de la propriété intellectuelle demeure un obstacle majeur. Près de vingt ans après la promulgation de la loi sur le droit d’auteur en 2005, et plus d’une décennie après la création de l’office chargé de son application, l’OBDA (Office Burundais du Droit d’Auteur), les artistes, auteurs et autres créateurs sont toujours dans l’incertitude, attendant des revenus de leurs œuvres qui ne se matérialisent jamais.

Des Lois sur le Papier, la Précarité dans les Poches

Officiellement, des progrès sont visibles. L’OBDA est opérationnel et communique régulièrement. En 2023, il annonçait que 326 artistes avaient déjà enregistré 1 858 œuvres. L’office continue d’encourager les créateurs à protéger leurs travaux.

Cependant, la voix des artistes est empreinte de frustration. L’artiste et chercheur Francis Muhire résume le sentiment général sans détour : « À ce jour, je ne vois aucun artiste tirer profit de ses œuvres. La loi existe, l’OBDA existe, mais rien ne fonctionne. » C’est le refrain chanté par beaucoup : de belles lois sur le papier, mais des poches vides pour les créateurs.

La Nouvelle Initiative de l’OBDA : Espoir Timide ou Début de Changement ?

Pour tenter de remédier à cette situation, l’OBDA a lancé en septembre 2025 une nouvelle initiative visant à collecter des redevances auprès des hôtels, bars et autres lieux publics qui utilisent la musique ou d’autres œuvres créatives. La directrice générale de l’OBDA, Claudette Mukankuranga, a assuré que ces fonds seraient redistribués aux artistes enregistrés.

Pourtant, même cette avancée est accueillie avec scepticisme. « Le problème est qu’aucune sanction n’est prévue pour ceux qui ne respectent pas la loi. Personne ne paiera sans une application stricte », prévient Muhire. L’expert juridique David Nduwimana renchérit : « Pour que la loi fonctionne, il faut une implication forte de l’État. » Cela montre que même avec la meilleure volonté, le chemin reste long.

Une Solution à l’Échelle Africaine : AFRI-BOOKS et l’AIN

Alors que les institutions publiques peinent à mettre en œuvre les lois, des acteurs privés prennent les devants pour proposer des solutions panafricaines. C’est dans ce contexte que l’Apôtre Bernard Ntungwanayo a récemment inauguré AFRI-BOOKS. Ce centre ne vise pas à remplacer les agences gouvernementales, mais à les compléter en offrant des outils modernes pour protéger et valoriser la richesse africaine.

AFRI-BOOKS délivre un Numéro d’Identification Africain (AIN – African Identification Number). Ce numéro n’est pas un simple identifiant ; c’est un système d’authentification et de traçabilité pour diverses créations et ressources :

  • Livres et écrits 📝 : Pour valoriser les auteurs et les protéger du plagiat.
  • Chansons et musique 🎶 : Pour aider les musiciens à suivre l’utilisation de leurs œuvres.
  • Films 🎬 : Pour protéger les cinéastes et leur offrir des canaux de distribution.
  • Minéraux extraits en Afrique ⛏️ : Pour tracer les ressources naturelles de la mine au marché, garantissant que les nations et les peuples reçoivent une juste part.

Cette initiative pourrait redonner espoir face aux pertes que subissent actuellement les créateurs et les économies africaines.

Conclusion et Appel de l’Apôtre Bernard Ntungwanayo : “C’est à Nous de Changer les Choses”

Le problème des droits d’auteur au Burundi n’est qu’un microcosme d’un défi plus large auquel l’Afrique est confrontée : la difficulté à valoriser et à protéger ses propres richesses. Des lois sont écrites mais restent lettre morte. Des ressources sont exploitées, mais les profits partent ailleurs.

C’est dans ce contexte que l’Apôtre Bernard Ntungwanayo conclut par un appel vibrant à tous les Africains pour un changement de mentalité et d’action :

« Il est difficile de changer la face du monde en un instant. Mais nous ne devons pas attendre que les solutions viennent d’ailleurs. C’est à nous, Africains, de changer les choses. Nous devons construire nos propres institutions, fortes et modernes, comme AFRI-BOOKS. Nous devons valoriser ce qui est à nous, de l’idée d’un seul esprit aux minéraux dans notre sol. Le temps est venu de prendre notre destin en main, car personne d’autre ne le fera à notre place. »

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